Vivre longtemps, pourquoi pas ! Mais sur une belle planète s’il vous plaît.

Lors de la dernière «Marche pour le climat», à Rennes, prés de 2500 personnes étaient descendues dans les rues afin de soutenir le mécontentement actuel concernant le climat. Aujourd’hui de plus en plus de gens prennent conscience de l’impact quotidien que nous, les Hommes, avons sur l’environnement. Et les scientifiques ne cessent, depuis le siècle dernier déjà, de tirer toutes les sonnettes d’alarme possible.

Mais sommes-nous réellement conscient de tous ce que les changements climatiques récents impliquent ? Parmi la foule d’information que nous partage tous les médias chaque jour, il est aisé de s’y perdre et de fermer les yeux. Alors, que peut-on faire à notre échelle ? Comment limiter les dégâts ?

C’est bientôt l’été, on va pouvoir nager !

Il y a actuellement un réel engouement autour de la question du plastique. Ce n’est plus à démontrer, le plastique est nocif pour la santé et les écosystèmes. En octobre dernier, le gouvernement européen à voté une loi interdisant, d’ici 2021, la création et la vente de plastiques jetables tel que les pailles, cotons-tiges, assiettes et couverts, etc. Ces plastiques représentent 70% des déchets que l’on retrouve dans nos mers et nos océans.

Mais, bien que cette loi soit d’une réelle nécessitée, les océans sont malheureusement déjà ensevelis sous les détritus de plastiques. On parle même d’un « 7ême continent ». Il s’agit de zones entre Hawaï et la Californie, où se retrouvent tous les déchets emporté par les courants marins, depuis les fleuves et les rivières. Cette zone s’étend sur près de 35 millions de km, soit 6 fois la taille de la France, d’après le rapport d’Ocean Cleanup parut dans le journal Scientific reports. Ocean cleanup étant une grande organisation à but non lucratif créée en 2013 et basée aux pays-bas, qui a pour projet de nettoyer les océans du plastique.

Le climat, une inquiétude pour la jeune génération

Il n’existe pas de planète de secours. Celle sur laquelle nous vivons actuellement, nous devons l’entretenir si nous voulons pouvoir continuer d’y vivre encore longtemps et dans de bonnes conditions. Les jeunes l’ont bien compris, et entre angoisse et engagement, la ligne est fine. Le vendredi 15 février plusieurs centaines d’étudiants et de lycéen marchait dans les rues de Paris, manifester leur peurs concernant le climat et les décisions, et non-décisions, prisent concernant le système industriel en place dans le monde. Pour eux il est grand temps de faire changer les choses, et de « prendre ses responsabilités ». Voila le message global qu’ils scandaient alors, espérant toucher le gouvernement et pousser les dirigeants à agir réellement.

Certains visages médiatiques s’engagent également dans la cause de l’environnement comme par exemple le rappeur belge Roméo Elvis. Ce dernier avait lancé une pétition en été 2018 adressée au premier ministre belge afin de pousser les autorités publiques à « faire la promotion des gourdes au sein des établissements scolaires publiques ». Le but étant de réduire la consommation de plastique, et d’éduquer par la même occasion les jeunes à l’écologie et l’impact environnemental de chacun. Sur Instagram le jeune rappeur regroupe plus de 770 millions d’abonnés et celui-ci ne perd jamais une occasion d’emmener le sujet sur la table, en tenant à rappeler que « d’après des études, 90% de l’eau en bouteille et 83% de l’eau du robinet contiennent des particules de plastiques ». A ce jour, plus de 29 700 personnes ont signés la pétition, encore en ligne sur le net.

Et à Rennes, on fait quoi ?

On peut, certes, déjà se vanter d’avoir le deuxième plus grand marché de France, tous les samedi, place des lices. Un bon moyen d’avoir des légumes locaux et de saisons, pour tous les budgets, en évitant les supermarchés et leurs emballages sans fin. Parce que, bien que le plastique puissent se recycler, ce n’est pas le cas pour tous les plastiques. Notamment certains emballages constitués de plastiques ET de carton, qui sont deux matières non-divisibles et donc impossible à recycler. Cela concerne, par exemple, les verres cartonnés des sodas de fast-food.

Le chiffre de plastique recyclé en France reste aujourd’hui assez faible. Seulement 21.4% sur la production de l’année 2014. Le tri des déchets est un premier pas vers un bon recyclage. Mais que peut-on faire de plus ? C’est ce que recherchent les membres du groupe « zéro déchet Rennes » sur le réseau social Facebook. Entre discussions et partage de bons plans, personne en transition écologique ou vivant déjà un mode de vie zéro déchet, chacun peut y trouver son compte et avoir réponse à ses questions sur le sujet.

Blodwen, 21 ans, étudiante en mathématiques à Rennes et membre du groupe « Zéro déchet Rennes » à acceptée de partager son expérience avec nous. Habituée avec ses parents depuis toujours à trier ses déchets et à faire attention à sa consommation, Blodwen explique qu’elle n’a jamais trouvé cela compliqué, et que « ça n’a jamais été une corvée ». S’intéressant de plus en plus au mode de consommation « zéro déchet » depuis deux ans environ, c’est lorsqu’elle est invitée un jour chez « quelqu’un qui n’avait pas de composte, qui jetait tout à la poubelle » qu’elle s’est réellement rendu compte de la situation actuelle dans la plupart des ménages. Elle se met donc en quête de plus d’informations sur le net et les réseau sociaux en tapant tout simplement « Zéro déchet à Rennes » dans sa barre de recherche. Bonne coïncidence ! C’est donc très facilement qu’elle trouve le groupe, sur lequel elle peut partager ses expériences, concernant la Biocoop par exemple, où elle a eu l’occasion de travailler quelques temps.

Pour elle, le premier réflexe zéro déchet à adopter est l’utilisation de sachets pour vrac en tissus. « C’est super pratique, et facile à faire. Et pour les gens qui ne savent pas coudre, on en trouve partout ! En Biocoop ils en vendent par exemple. » Elle précise qu’ « il n’y a pas besoin de changer de magasin, à Carrefour [où Blodwen à l’habitude de faire ses achats alimentaires, ndlr] ils sont super content, même à la coupe, de nous servir dans nos boites. » Également, elle « n’achète plus de conserve, plutôt des bocaux, réutilisables […] En tout cas faire attention que les déchets qu’on produit, soit des déchets recyclables. Comme le verre et le carton par exemple. »

Le budget est souvent une grande frayeur pour les personnes désireuses de passer au vrac et à une alimentation plus responsable. La jeune étudiante, ayant toujours fonctionné comme cela, n’a pas de point de comparaison mais elle considère que si avec son budget d’étudiante et son temps très limité, elle peut le faire, alors tous le monde devrait pouvoir faire attention également. Elle ajoute que maintenant, lorsqu’elle va dans « un rayon classique » elle n’a pas envie d’acheter ce qu’elle voit :« ça me dégoûte et je me dit, au-delà du plastique, ce qu’il y a dedans est-ce que c’est bon pour moi? J’ai pas envie de m’empoissonner non plus. » Qui plus est, il y a, de son point de vue, une vraie fierté à faire attention, à cuisiner ce que l’on mange, ou prendre du temps pour créer ses produits de nettoyage soi-même (lessive, savon, shampoing solide …).

Elle termine en précisant de surtout « ne pas se blâmer ou se culpabiliser. Chacun doit faire son chemin. » Et que le plus important est la communication avec les autres, car « si ça ne fait pas des convaincus, ça fait des concernés ».

Si la dégradation de l’environnement n’est donc plus une surprise, il ne tient encore qu’à nous de prendre conscience de notre consommation, quitte à la changer si besoin. Pour les années à venir comme pour le quotidien que nous vivons dés à présent.

Sharka Oberson

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