M – Lettre infinie, infiniment agréable à l’oreille

Un vinyle sous forme d’enveloppe, un recueil de paroles, le nouvel album de Matthieu Chedid dit M, où se mêlent émotion et déclaration, résonne comme une ode à l’amour.

Initié à la musique dès son plus jeune âge par son père Louis Chedid, M devient multi-instrumentiste maîtrisant notamment la guitare, la basse ou bien le synthétiseur. De Nina Morato à Sinclair en passant par NTM, Matthieu Chedid débute en accompagnant plusieurs figures populaires françaises.

C’est en 1996 qu’émerge le personnage excentrique “M”. Sa signature ? Une coupe relevée en pointes comme maintenues par des cure-dents. Une année plus tard, Matthieu Chedid lance sa carrière solo avec son premier album Le Baptême dans lequel il introduit au grand public ce personnage scénique qui se distingue par son originalité.

Un univers plutôt intimiste

M revient en ce début 2019 avec son sixième album studio (neuvième si l’on compte les lives) Lettre infinie. Tendre, sentimental le musicien livre un univers plutôt intimiste dans lequel il évoque les relations humaines mais également le rapport qu’il entretien avec lui-même, par le biais du titre Grand petit con.

M n’est pas effrayé de se livrer au sein de ce nouvel album et rend hommage à son chat, Api, dans la musique qu’il nomme alors Thérapie. Comme s’exclamerait mon amie : « Meilleure personne ! » Et puis c’est vrai, qui d’autre adresse publiquement une musique à son chat décédé ?

« C’est que je n’entends pas ce qui te brise le cœur »

Avec ce nouvel opus on découvre sa fille âgée de 16 ans, Billie, qui l’accompagne sur la plupart des morceaux et à qui il dédit également une musique dont le titre n’est autre que son prénom. Un morceau qui évoque la relation père-fille parfois si complexe : entre partage, émancipation et fréquente incompréhension tel qu’il le chante lui-même. « C’est que je n’entends pas ce qui te brise le cœur ». L’accord parfait des deux voix au son de la guitare acoustique sur le refrain donnerai presque des frissons.

Matthieu Chedid revient en force avec Lettre Infinie, cette fois moins extravagant dans les sons que dans la tenue : costume rayé noir et blanc, coiffure, bottines et guitare dorées, on ne peut oublier qui est M.

Un album émouvant

Au fil des treize titres, on explore une composition très musicale, sans artifices ni incohérence. Des deux morceaux majeurs de l’album (Lettre infinie et Superchérie) à Billie (dernier chapitre de l’album) émerge, petit à petit, l’impression que le chanteur va de confidence en confidence, de la plus figurative à la plus profonde.

M cultive au sein de ce « livre musical » l’art d’aimer, de ressentir. Comme il le dit lui-même dans Lettre infinie, « une page blanche avec, au beau milieu un simple M, une simple lettre, celle de l’amour avec des ailes ».

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