Un déjeuner pour soutenir le Burundi

Dimanche 16 décembre, à midi et demi se tiendra un « repas africain festif avec danses burundaises et musique » au Château des Pères à Piré sur Seiche, à 30 minutes de Rennes.

Cet événement est organisé par une association bujumburo-rennaise : Agir pour le Développement, la Solidarité et la Paix au Burundi. L’ADSPB est une association apartisane, laïque et multiculturelle. Si son nom peut paraître généraliste, l’ADSPB a fait le choix de mener des projets ciblés afin de ne pas s’éparpiller. Ainsi, l’un de ses principaux angles d’action est l’éducation. Autre ligne de conduite, l’autonomisation des bénéficiaires, en effet le projet IKIVI est à finalité pérenne.

Fondée en décembre 2015, cette association à but non lucratif est basée à Rennes. Elle récolte des fonds pour une association de Bujumbura (la capitale) dont elle est le partenaire, l’Association pour le Bien Être des Enfants. L’ADSPB organise des événements mettant à l’honneur la culture et/ou la cuisine burundaise mais aussi des collectes de (micro)dons et de matériel (notamment scolaire).

Avis aux intéressés, l’ADSPB recherche des sponsors, des mécènes, mais aussi de nouveaux membres actifs ou sympathisants.

Un pays affaibli par les conflits des années 1990, la crise de 2015 et les actuelles relations internationales du Gouvernement burundais

Le Burundi connait depuis la guerre de 1993 une situation instable. Celle-ci a été aggravée par la crise politique de 2015, année au cours de laquelle l’actuel Président Pierre Nkurinziza s’est représenté pour la 3ème fois, dans des conditions contestées, à l’éléction présidentielle. De plus, la récente décision des autorités visant à imposer aux ONG un contrôle de leurs finances et un quota ethnique dans leur recrutement, freine l’aide au développement. À cela s’ajoutent les mauvais rapports entre le Gouvernement et l’Union européenne.

Tous ces événements depuis les années 1990 ont beaucoup affaibli l’un des plus petits pays d’Afrique, parmi les plus pauvres, et le plus densément peuplé. Malgré la suppression des frais de scolarité en 2005, le nombre d’enseignants reste insuffisant. En dehors de la capitale, les classes peuvent parfois atteindre une centaine d’élèves. Par ailleurs, le taux d’inscription des enfants et surtout des filles reste faible.

IKIVI : un projet éducatif mais pas que !

Ensemble, les deux associations ont élaboré le projet IKIVI. En kirundi, “ikivi” est un terme utilisé par les agriculteurs burundais signifiant « avancer ensemble pour labourer la terre ». Malgré son nom, le projet IKIVI ne porte pas sur l’agriculture mais sur l’éducation.

Ce projet a été mis en place en 2015 et suit depuis un groupe de trente enfants du niveau primaire. Deux fois par semaine, après un goûter, trois heures d’aide aux devoirs sont dispensées. Une vingtaine de minutes est aussi consacrée à des petits débats, sketchs et autres activités sur l’éducation civique. Grâce à ce moment de sensibilisation, un petit manuel est rédigé par les membres des associations pour détailler les thèmes abordés. Parmi ces thèmes on retrouve le vivre-ensemble, les bonnes manières, la santé ou encore l’éducation sexuelle.

Parallèlement à l’accompagnement scolaire des enfants, l’ABEE veille également à leur santé et à leur épanouissement en dehors du contexte scolaire. Ainsi, tous les derniers dimanches du mois, une « descente » est organisée afin de rendre visite aux parents et de relever leurs éventuels besoins ou demandes. C’est aussi l’occasion de voir la progression des résultats des enfants, leur intégration et leur épanouissement.

Un esprit sain dans un corps sain

Plusieurs actions sont donc menées en plus du soutien scolaire. L’association a financé l’hospitalisation d’un enfant l’année passée et a aidé la famille d’un petit garçon séropositif à payer ses repas et ses médicaments. Les associations organisent également des événements festifs et des sorties pour les enfants pendant les vacances. Chaque enfant est assuré aux frais des associations.

L’un des buts de ce projet est de sortir les enfants de la rue. C’est pourquoi le projet a l’ambition d’être pérenne : le souhait des membres de l’association est de faire comprendre l’importance de l’école et du vivre ensemble aux enfants afin qu’eux-mêmes le transmettent par la suite à d’autres.

Ainsi, si vous souhaitez participer à cette collecte et goûter par la même occasion à la cuisine burundaise, n’hésitez pas à réserver vos places, vous pouvez vous inscrire avant le 20 novembre en appelant le 02 99 37 89 02 ou en vous rendant sur www.weezevent.com/repas-africain-adspb .

 

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