Sentience – les étudiants actifs pour la cause animale

Le 12 septembre à la journée Campus de l’Université de Rennes 2, les associations étudiantes ont fait leur rentrée. Parmi elles, une association nommée Sentience. Membre du réseau national du même nom, l’association s’est fondée à Rennes en 2015.

Le mot Sentience qui a donné son nom à l’association, désigne la capacité à éprouver des émotions, être conscient du monde qui nous entoure et avoir une vie mentale subjective. Ce terme, tout comme celui de spécisme contre lequel Sentience se mobilise, commence tout juste aujourd’hui à se faire entendre au-delà de la sphère militante. 
Regrettant de ne pas être situé·e·s dans le groupement des associations politiques. Malgré cela, trois personnes présent·e·s à la journée Campus représentent Sentience et la question animale. Ce stand à la dominante bleu est maladroitement installé parmi les associations culturelles. En effet, les membres de cette association pensent la question animale comme étant avant tout un sujet politique. Le but de cette association étudiante est bien d’«ouvrir le débat sur la question animale dans les campus » explique Lucile. Elle ajoute que l’association n’a pas vocation à faire la promotion d’un mode de vie végane. Il s’agit de « créer des espaces de réflexion », afin de repenser ensemble la question animale.
Pour cela, les membres de Sentience organisent des conférences avec experts : auteurs, doctorants, spécialistes. Toujours publiques et gratuites, les conférences portent sur des sujets thématiques précis. Entre autres, la dimension psychologique de la consommation d’animaux (Martin Gibert, 2015), la place de l’antispécisme dans l’intersectionnalité (Frederic Côté-Boudreau, 2016). Il y a eu encore les rapprochements entre mouvement pour la défense des droits des animaux et le mouvement féministe (Elise Desaulnier, 2017). Dans cette dynamique, les étudiants n’hésitent pas à varier les formes de communication et d’échanges. Ils mettent également en place des projections de documentaires, débats, ateliers de discussion. A côté de ça, ils sont toujours dans une recherche de nouvelles manière d’informer, sensibiliser, échanger et débattre. 
  • Une première expérience associative
Pour ses membres, l’action se situe dans l’ouverture de la parole et du débat pour repenser notre rapport aux animaux. Elle se situe aussi dans une volonté commune de faire avancer concrètement la question dans le milieu universitaire. Les étudiants entendent faciliter l’accès pour les étudiants à une alimentation végétale. Notamment dans les restaurants universitaires, ou encore promouvoir des alternatives à l’expérimentation animale.
Au-delà de l’aspect strictement militant, Sentience c’est aussi pour les étudiant·e·s fraîchement conscient·e·s de la problématique animale de créer des liens, se retrouver dans un collectif où tous sont sensibles à la question et vivent les mêmes débats et désaccords avec un modèle dominant spéciste.
Pour ses ancien·ne·s membres, Sentience a aussi été une première expérience dans le milieu associatif et politique qui a permis d’aller plus loin dans l’engagement : en ayant plus de responsabilités ou même un poste chez d’autres associations, au-delà du Campus. Un poste de co-référent ou salarié chez L214, ou encore à la fondation d’une nouvelle association (notamment Les Rendez-Vous de la question animale créée l’année dernière), ont été pour certains des perspectives de prolongement et continuité d’une démarche engagée qui a pu se développer grâce à cette association.

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