Les bloqueurs s’éparpillent-ils dans leurs revendications ?

À Nantes, l’université est bloquée de manière définitive depuis quelques semaines et des amphis sont occupés. Les revendications des bloqueurs ? Pour beaucoup, elles s’éparpillent.

Nous lisons dans la presse et entendons de la part de nos collègues nombre de nouvelles révolutions : pour les migrants, contre les violences policières, pour la démission de Macron et des directeurs de fac, pour la ZAD… (article à consulter). Où en sont-elles réellement ? Les bloqueurs comprennent-ils ces accusations et qu’ont-ils à y répondre ? C’est la question que j’ai posé à une étudiante mobilisée dans l’amphi occupé de l’université de Nantes :

« La revendication de base, c’est le retrait de la loi ORE. Après, il y a plein de revendications au cas par cas. C’est aussi un toit pour tous et toutes ; mais surtout tout ce qui touche à la loi ORE comme des moyens pour l’université… ». Elle admet que « de l’extérieur, on peut avoir l’impression que ça s’éparpille un peu, surtout qu’en ce moment il y a la ZAD, mais on arrive quand même à avoir un consensus, et le but de départ c’est le retrait de la loi ORE. »

« Si on devait résumer toutes ces revendications : c’est dissoudre toutes les inégalités qui existent et aller contre la politique oppressante de Macron ». C’est notamment un point sur lequel appuie une autre étudiante présente dans l’amphi à ce moment là : « c’est contre la politique libérale de Macron, voilà la seule chose que je peux rajouter je pense ».

Alors, les étudiants mobilisés sont-ils juste des ados en quête d’identité prêts à se rebeller contre tout et n’importe quoi ? Manifestement non, comme nous l’expliquent ces étudiants. Leur ligne de revendication est bien tracée malgré quelques divergences au sein du mouvement. Et comme le souligne une plaisanterie échangée lors de l’entretien, « on devrait aussi parler des mamans pendant les mobilisations » : les bloqueurs sacrifient la sérénité de leurs parents ! Lourd prix à payer pour simplement crier sur tout ce qui bouge sans réfléchir, non ? Pourquoi ne pas croire en leurs réelles convictions ?

 

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