Greenpeace agit contre des forages Totalement irresponsables

La mobilisation de l’ONG Greenpeace et de nombreux citoyens ont, cette année, permis de mettre un frein aux projets de Total, dangereux pour l’environnement. Malheureusement, tout n’est pas encore gagné.

En 2016 a été découvert le Récif de l’Amazone, un nouveau biome recelant de nombreuses espèces végétales et animales inconnues jusqu’alors. Malheureusement, cela n’a fait ni chaud ni froid à Total, la firme soi-disant commited to better energy (« engagée pour de meilleures énergies », c’est-à-dire plus durables…). Celle-ci s’est empressée de demander l’autorisation pour commencer des forages exploratoires dans cette zone, toujours à la recherche de nouveaux puits de pétrole, en dépit des hauts risques, comme des marées noires, que cela entraîne.

Greenpeace s’interpose

L’ONG internationale Greenpeace, alertée des agissements de Total, a aussitôt lancé une campagne intitulée « Save the Amazon Reef » dans de nombreux pays différents. Le 27 mai dernier a par exemple eu lieu une action internationale qui consistait à taguer à la craie des coraux sur les vitrines des stations Total, dans plusieurs villes de plusieurs pays, dont Rennes (voir l’article détaillé : page 6 du numéro 9). Les signatures de la pétition lancée par Greenpeace (voir ici), les retombées médiatiques de la campagne et la mobilisation de plus d’un million de personnes à travers le monde n’auront pas été vaines. En effet, fin août, l’IBAMA (Agence environnementale brésilienne) a rejeté le dossier de Total concernant la demande de forage.

Le géant pétrolier pas encore neutralisé

Il reste néanmoins à Total encore une chance d’obtenir gain de cause, s’il présente à nouveau le dossier l’année prochaine. C’est pourquoi Greenpeace continue sa campagne contre ce projet, en organisant de nouvelles actions un peu partout, et notamment à Rennes. Cette fois, il s’agit d’une action de plus longue haleine, puisque sa durée est établie sur seize jours : elle a débuté le 3 novembre et pris fin samedi dernier, le 18 novembre. Cela consiste simplement en des collages à répétitions d’autocollants dénonçant les agissements de la firme sur les pompes à essence des stations Total, afin d’alerter la clientèle et de faire à nouveau pression sur le géant pétrolier. Ainsi, on a pu voir que dans la nuit du 14 au 15 novembre, les pompes des stations Total rennaises se sont fait recouvrir par des militants Greenpeace. Ainsi, le combat de l’ONG contre la multinationale, jusque là victorieux, paraît parti pour durer sans relâche jusqu’à ce que Total renonce définitivement à ses projets de forage.

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